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Eric Felley se fait sauter avec sa propre bombe!

M. Eric Felley, dans Le Matin de ce jour, clame que l’Etat du Valais serait « pris en otage » par la nomination « bricolée » de Jean-Marie Cleusix au collège de St-Maurice. Il dénonce la « double erreur de casting » que représenterait le choix de cet homme au DFS, hier en tant que chef du service de l’enseignement, aujourd’hui en tant que professeur.

En somme, ce pauvre M. Cleusix serait un incompétent notoire, repéré comme tel de longue date, et qu’on ne pourrait que jeter à la rue! Pour enfoncer le clou, Eric Felley met en vedette l’opinion de René Constantin, le président du PLR valaisan.

Lorsqu’on manipule les gaz toxiques, M. Felley, il vaut mieux s’assurer d’abord de la direction du vent. Inviter le PLR à faire le procès de Jean-Marie Cleusix est pour le moins hasardeux.

Pour rappel : j’ai « hérité » de M. Cleusix en 2013 comme secrétaire général de mon département. Membre du PLR, il avait été nommé à ce poste de haute responsabilité par mon prédécesseur (PLR lui aussi) Claude Roch, à la va-vite, via une procédure interne avec un candidat unique. Si je l’avais limogé alors, j’entends d’ici les hurlements de M. Felley et de ses amis radicaux : « Freysinger entame la purge politique du DFS! »

Le déplacement de M. Cleusix à la tête du Service de l’enseignement, en revanche, a fait l’objet d’une procédure régulière et ouverte où il a, bêtement, recueilli la meilleure note.

Les « erreurs de casting », s’il y en a, sont antérieures à mon arrivée au conseil d’Etat. Mais à l’époque, ni M. Felley, ni la plupart de ses collègues journalistes ne trouvaient rien à redire à la cooptation et au copinage politique.

Nice (poème)

Il s’est taillé un boulevard

Dans la chair vive de la fête,

C’était sa piste de départ

Vers son grand Dieu et son prophète.

 

Franchissant toutes les barrières

À l’appel mortel de sa loi

Il a déroulé sa prière

Comme un tapis pesant et froid.

 

C’était un tapis de mensonges

Tissé de songes démembrés,

C’était un dernier coup d’éponge

Pour effacer sa vie ratée.

 

Porté par l’espérance niaise

D’avoir vécu grâce à la mort,

Ce fou a filé à l’anglaise

En comptant les trous de son corps.

 

Les vierges au paradis d’Allah

L’ont frustré de tous ses espoirs

Niquer avec une passoire

Ça ne les intéressait pas !

Migraine migratoire

En politique, il vaut mieux avoir le cuir épais. Cela fait bientôt vingt ans que j’en fais et je croyais avoir tout entendu. Mais ça…

Ce 8 août 2016, j’ai eu un débat, à Forum sur la RTS1, avec M. Robert Cramer au sujet de la crise des migrants.

Cette crise nous frappe, nous les Suisses, comme tous les autres pays d’Europe occidentale, à ce détail près que nous n’y sommes pour rien. Nous n’avons ni participé à la déstabilisation du Moyen-Orient comme nos voisins de l’OTAN, ni invité ces populations à affluer chez nous comme l’a fait Mme Merkel.

Pour ma part, en tant qu’élu du peuple valaisan en charge de sa sécurité et en tant que vice-président du premier parti de Suisse, les choses sont claires. Les élus suisses ont pour mandat prioritaire d’assurer la sécurité et le bien-être de la population qui les élit et qui les entretient. Il est évident que dans un monde instable et interactif, aucun pays n’est une île. Mais il est évident, aussi, que nous ne pouvons contribuer à le stabiliser que là où se trouve notre sphère d’influence.

En un mot comme en cent : les autorités suisses n’ont pas d’autre mandat que de protéger la Suisse et ses frontières. Tout le reste relève au mieux de la diplomatie, au pire de l’arbitraire.

Cet été 2016, la pression migratoire a été plus forte aux frontières de l’Europe et aux nôtres que l’été précédent. A cette différence près qu’elle a été beaucoup moins médiatisée. Il est une autre différence qui devrait encore plus nous préoccuper: il y a de moins de moins de familles et de plus en plus de jeunes adultes de sexe masculin. Et il y a de moins en moins de réfugiés provenant de zones de guerre et de plus en plus d’individus dont l’origine ne justifie pas a priori le statut de réfugiés.

Par-dessus le marché — et c’est l’essentiel de notre problème, à nous Suisses —, ces individus-là refusent de s’arrêter au premier pays sûr qu’ils touchent, à savoir la Grèce ou l’Italie. Ces deux pays ne subissent plus ni le fascisme de Mussolini ni la dictature des colonels, il n’y a donc aucune raison que de vrais réfugiés refusent de s’y enregistrer.

Or ces migrants-là ne veulent rien savoir de l’Europe du Sud. Ils visent le Nord, essentiellement l’Allemagne. La pression même que notre pays subit de ce fait est la preuve que les mobiles de cette migration de masse ne sont pas humanitaires, mais socio-économiques et sans doute, pour une partie, politiques.

Si les autorités fédérales persistent à faire comme si de rien n’était et à fermer les yeux sur cette industrie de la migration, les cantons limitrophes de l’Italie s’alarment et, faute de réaction à Berne, prennent la responsabilité de contenir le flux avant qu’il devienne incontrôlable.

C’est dans ce contexte plus qu’alarmant que j’ai entendu des interlocuteurs se préoccuper avant tout de «l’image de la Suisse» dans la presse étrangère. C’est dans cette situation de crise plus grave que tout ce que notre pays a connu depuis 1945 que mon interlocuteur, M. Robert Cramer, sénateur du peuple suisse, a recommandé aux douaniers de « regarder de l’autre côté ». Il m’a fallu réécouter l’émission pour m’assurer que j’avais bien entendu un législateur suisse recommander de s’asseoir sur la loi!

Cette absurdité donne la mesure de l’impasse où l’idéologie sans-frontiériste d’une certaine élite ont conduit le pays. Ils s’efforcent déjà de soumettre notre démocratie directe aux diktats de l’Union Européenne. Vont-ils encore sacrifier les lois de notre pays, notre Constitution et la volonté de notre peuple à leur besoin maladif de se faire bien voir des élites cooptées ou à peine élues qui dirigent l’UE?

Ecouter ici:

http://www.rts.ch/play/radio/-/audio/accueil-des-migrants-la-suisse-est-elle-trop-severe-au-tessin?id=7914179