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Sommes-nous vraiment des imbéciles?

Le Nouvelliste du 16 décembre nous révèle un record étonnant:

«Un Algérien a été condamné à 47 mois de prison ferme. Il venait de sortir de prison lorsqu'il a recommencé à cambrioler environ 50 logements entre Sierre et Sion, sans oublier des incursions dans le Haut-Valais.»

En somme la prison, pour ce stakhanoviste du casse, semble n'être qu'une case «repos» entre deux exploits.

A l'heure des massacres de masse des djihadistes, que pèse un banal cambrioleur? Beaucoup auront souri distraitement avant d'évacuer ce cas de leur esprit, avec toutes les questions qu'il nous pose.

Car il nous en pose, et de sérieuses.

Le cambrioleur en question est algérien. Or l'Algérie ne reprend pas ses ressortissants. Une fois libéré, notre homme pourra donc récidiver, et il va le faire, vu la clémence du châtiment, à moins d'avoir vécu une improbable conversion en prison.

Quoi qu'il fasse, ce criminel sera nourri par le citoyen suisse, qu'il soit en prison ou en liberté.

En somme, les Suisses paient triplement pour cet Arsène Lupin: pour ce qu'il leur vole, pour ce qu'il coûte en frais de justice et de détention, et enfin, pour ce qu'il épargne de frais et de troubles au pays en développement qui s'est débarrassé de lui.

Généreux, les Suisses? A leurs propres yeux, peut-être. Ailleurs — notamment là où notre aide arrive à fonds perdus — on les appelle autrement: imbéciles et dindons de la farce.

Le 21 juin 2013, j'ai déposé une motion parlementaire suggérant que l'octroi de l'aide au développement soit lié à la signature et à l'application de contrats de réadmission. C'était la moindre des civilités, me semblait-il, que le pays qui sollicite notre aide nous reprenne les criminels et les délinquants à qui il a délivré son passeport.

Le Conseil fédéral a recommandé le rejet de cette motion minimale. Qu'on se le dise et qu'on s'en souvienne...

Nouvelliste-Walliser Bote: étaient-ils dans la même salle?

WB-NF

Les deux quotidiens valaisans commentent la même session du Grand Conseil:
1. Le Nouvelliste, en UNE: "Le Grand Conseil ne suit pas l'avis d'Oskar Freysinger... Freysinger a été peu écouté"
2. Walliser Bote: "Le conseiller d'Etat Oskar Freysinger atteint son but pratiquement sans coup férir"
Et maintenant, les faits: Avec seulement 118'000 francs d'écart, le DFS est le département qui reste le plus près du budget soumis par le conseil d'Etat au parlement!

Les deux journalistes étaient-ils dans la même salle le même jour?