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Max Frisch, la Suisse et les Djihadistes

Le 7 mai 2014, je déposais une motion visant à dissuader le tourisme du Djihad au départ de la Suisse.

Deux mois plus tard, le 2 juillet, le Conseil fédéral proposait sans autre de rejeter cette motion. L'idée de poursuivre ceux qui allaient commettre des crimes au Moyen-Orient au nom d'une idéologie démente, et surtout d'empêcher leur retour dans notre pays, était sans doute contraire à une certaine conception des droits de l'homme.

Mais voici qu'arrive le Califat, comme un signe de la Providence. A vrai dire, le Califat ne date pas de la décapitation du pauvre James Foley, en août dernier. Mais c'est à partir de cet événement qu'on s'est officiellement rendu compte de ce que cela veut dire.

Les graines de l'ISIS ont été plantées dès le début de la guerre civile en Syrie, du reste par des alliés fidèles de l'Occident: ces grandes démocraties que sont l'Arabie séoudite ou le Qatar (qui décapitent en grande pompe plutôt qu'à la diable, si j'ose dire). La Suisse elle-même, avec sa bienveillante naïveté, a contribué au renforcement, au financement et à la reconnaissance de ces mouvements. Oui, bien sûr, nous voulions soutenir un islamisme « modéré », comme on aurait élevé des pit-bulls d'appartement. Mais l'histoire nous enseigne que le chemin de l'enfer est pavé de bonnes intentions et que, dans un conflit, en particulier une guerre civile, les mouvements extrêmes commencent par exterminer ou absorber leurs alliés « modérés », avant même de s'en prendre à l'adversaire commun.

Hélas, personne à Berne ne semble avoir lu l'Hommage à la Catalogne de George Orwell...

Quoi qu'il en soit, du moment que les Etats-Unis nous ont pointé du doigt le nouvel ennemi, nous nous dépêchons d'oublier que nous lui avons bordé son lit et que nous n'avons rien fait pour contrer son recrutement. Ma motion avait donc un seul tort: celui d'arriver trop tôt.

Tout cela rappelle la géniale pièce de Max Frisch, "Bonhomme et les incendiaires". M. Biedermann-Bonhomme, le bon bobo suisse boursouflé de bonne conscience humanitaire accueille chez lui deux loufiats qui lui annoncent d'emblée le programme: nous allons mettre le feu à ta maison. Il se contente de sourire béatement à leurs plaisanteries pendant qu'ils entassent les bidons d'essence sous son nez. S'il revenait aujourd'hui, Max Frisch croirait qu'on a organisé une représentation à l'échelle nationale de son chef-d'oeuvre!

Pamela Anderson, Brigitte Bardot et... moi

Faut-il que ce soient les stars internationales qui reconnaissent mon action parlementaire? Nul n'est prophète en son pays... (Le Matin Dimanche du 28 septembre 2014).

Pamela Anderson

 

Oskar Freysinger/Piero San Giorgio. Réflexion sur une crise à venir (ou pas...)

Gouverner c’est prévoir. En tant que chef du département de la sécurité en Valais, il est de mon devoir de prévoir tous les scénarii possibles et de doter le Valais d’un plan d’action en cas de crise majeure.
Ma démarche et mon action :
1.     Analyse politique globale
2.     Consultations de personnes avisées
3.     Plan d’action sécuritaire pour faire face aux défis futurs du Valais et de la Suisse (Sécurité physique, sanitaire, alimentaire, énergétique, socio-économique)
Ce travail nécessite une implication du monde politique indépendamment des idéologies, du monde économique et social, et bien sûr, de la population.

Qui en veut à la démocratie directe ?

Le 11 septembre 2014, par 169 voix contre 6, le National refuse une motion d'ordre déposée par Oskar Freysinger. 
But de cette motion : célébrer le succès de l'initiative sur le retour des pleins pouvoirs démocratiques, acceptée par le peuple le 11 septembre 1949