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Pour le "Nouvelliste", l'UDC VS n'existe pas!

En cette année du Bicentenaire, le Nouvelliste a créé une rubrique retraçant les événements marquants de l'histoire du Valais entre 1815 et 2015. Il y fait de multiples références aux partis politiques, même aux minoritaires. A tous les minoritaires? Non. Uniquement au PS et au PLR.

Ainsi, qu'apprend-on dans le Nouvelliste sur l'année 1999, qui est l’année de la fondation de l’UDC Valais (15 juillet 1999)? On n'y apprend rien. Le Nouvelliste ne consacre pas un mot sur un évènement qui va secouer le landerneau politique valaisan puisqu’il aboutira, en 2013, à mettre fin à 150 ans de majorité absolue du PDC au parlement! Une révolution que ni le PS ni le PLR, ni les deux ensemble, n'ont jamais réussi à susciter.

On l'a déjà vu sur de nombreux exemples: pour la rédaction du NF, comme pour la Pravda jadis, ce qui ne doit pas exister ne peut pas exister. L'UDC, parti gouvernemental, n'a jamais été fondée dans ce canton au cours des deux cents dernières années d'histoire valaisanne. Elle n'existe donc pas!

Clandestins: les chiffres exacts

Afin de couper court à toute polémique, le DFS et la Police cantonale rediffusent les chiffres clairs et précis des interceptions de clandestins en Valais. 

A lire sur le blog du DFS:

http://oskaretvous.ch/post/situation-sur-le-front-des-refugies-chiffres-precises

Pipolisme contre populisme?

Le dimanche 28 juin 2015, le Matin Dimanche et le Blick am Sonntag ont publié tous deux des articles suscités par l'afflux de clandestins en Valais. Mais la différence d'approche des deux journaux populaires est révélatrice.

Le Blick parle du problème des clandestins. Le Matin Dimanche, lui, parle de... moi. 

Articles 28 juin 2015

Le Matin Dimanche veut-il surpasser son concurrent sur le terrain du sensationnalisme ou compte-t-il combattre le "populisme" par le pipolisme?

Quoi qu'il en soit, le public n'est pas dupe : cette diversion grossière ne suffit malheureusement pas à effacer de notre horizon un problème migratoire d'ampleur historique qu'il nous faudra bien affronter, et mieux vaudra tôt que tard.

 

 

Des clandestins et des autruches

« Quand on lui montre la lune, le fou regarde le doigt ! »

Le proverbe s’applique merveilleusement dans ce cas. Une bourde du Nouvelliste, attribuée au DFS, est relayée avec ferveur sur les réseaux sociaux et dans Le Matin.

Le Matin 26 juin 2015

Ce n’est donc pas dans deux trains isolés qu’on a déniché 700 clandestins, comme a cru comprendre le collaborateur du Nouvelliste, mais bien sur la même ligne (THELLO) au cours de trois semaines, comme l’avaient très bien compris les autres organes de presse.

Mais il est certain que les bien-pensants auraient zappé l’information sans la confusion du quotidien valaisan, dont la partialité est révélée par le titre même de l’article du 25 juin : « Le train fantôme des clandestins ». Le journal s'est concentré sur une fausse guerre des chiffres alors qu'il aurait pu saluer le travail des policiers et des gardes-frontières, à qui l'on demande l'impossible. Et, surtout, il fait l'impasse sur la réalité que révèlent ces chiffres.

La réalité, c’est qu’il n’y a pas de trains fantômes, mais des clandestins en chair et en os arrivant en masse dans notre pays. 700 personnes interceptées en trois semaines, sur une seule ligne de train et dans un seul canton !

La réalité, c’est que les pays voisins, France et Autriche, ont fermé leurs frontières face à cet afflux, renonçant de fait au système Schengen. Et que la Suisse ne peut donc compter que sur la coopération de l’Italie pour renvoyer ces gens. Or si la France a pu suspendre Schengen, qui nous garantit que l’Italie, où la révolte gronde, s’y tiendra ?

La réalité, enfin, c’est que le flux dont il est question résulte directement du chaos en Libye et au Moyen-Orient dont nul ne voit la fin.

La Suisse doit-elle maintenir envers et contre tout ses frontières ouvertes, même lorsque ses voisins y renoncent ? Pouvons-nous et voulons-nous accueillir tous les réfugiés dont nos voisins ne veulent pas ? Devons-nous faire les frais d’une crise internationale à laquelle notre pays est l’un des rares, en Europe, à n’avoir pas contribué ?

Nous ne savons pas la réponse, mais voilà de vrais sujets de débat pour la Suisse, des sujets existentiels. Or nos médias et notre intelligentsia bien-pensante ne veulent surtout pas s’y intéresser. Ils préfèrent entretenir des polémiques frivoles qui leur permettront, croient-ils, de maintenir quelques jours de plus leurs têtes dans le sable.