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19. juin 2011, 22h12 Simon Koch | Le Matin
Il remet ça. Oskar Freysinger était en France ce week-end pour parler de démocratie et de lutte contre l’islamisation. Son parti, l’UDC, redoute les dérapages.
© Thierry Mamberti
Avenue des Champs-Elysées, samedi après-midi. A quelques mètres de l’Arc de Triomphe, 200 manifestants se pressent autour d’une estrade de fortune décorée en bleu, blanc, rouge. Les nombreux touristes qui remontent l’artère immortalisent la scène. Autant de drapeaux français et de cocardes au même endroit, c’est une aubaine. Mais les militants ne sont pas là pour servir de modèles pittoresques aux photographes amateurs. Ils répondent à l’appel de Riposte Laïque. L’organisation se bat contre «l’islamisation de la France», comme le rappelle une banderole. Programme du jour: pinard et saucisson (pur porc), chanson populaire et discours. L’UDC valaisan Oskar Freysinger fait partie des orateurs. Pour les autorités françaises, Riposte Laïque est classée parmi les organisations d’extrême droite. Dans la foule, le spectre politique des manifestants semble plus large et les débats gauche - droite entre militants sont animés. Le seul point qui met tout le monde d’accord, c’est l’islamophobie. Photos souvenir Il est 15 h 30. Oskar Freysinger, entouré de quatre gardes du corps, arrive sur place. Un groupe d’extrême gauche a appelé à perturber la rencontre. Il n’en sera rien. Une cocarde tricolore épinglée sur la veste, le Valaisan prend un bain de foule en attendant de prononcer son allocution. Des fans se pressent pour être photographiés à ses côtés, lui serrer la main, lui faire la bise. «C’est le président de l’UDC en Suisse, glisse une manifestante à son mari. Il a fait interdire les minarets, c’est un héros. Je l’ai reconnu à sa queue-de-cheval.» Si le titre exact du conseiller national est souvent approximatif, ses positions sur l’islam sont connues de tous. Les encouragements fusent: «Venez faire de la politique en France!» «Vous êtes un modèle pour nous», lui glisse une dame blonde, tirée à quatre épingles. «Ici, nous manquons de leaders comme lui, explique Danièle, secrétaire à Valence, et membre de l’association Résistance républicaine. Il a tout pour plaire, et c’est un bel homme, ce qui ne gâche rien.» «C’est légitime» Deux heures durant, le Valaisan explique le système politique suisse, répond à des questions sur la votation anti-minarets. «La démocratie directe est un moyen de faire barrage à l’islamisation de nos sociétés européennes. Mais il faut être réaliste: je ne peux répondre aux attentes de tous ces gens que de manière très limitée, explique le conseiller national. Par contre, en Suisse, le peuple a un vrai pouvoir.» Critiqué au sein même de l’UDC pour ses relations avec les milieux anti-islam dans plusieurs pays d’Europe, Oskar Freysinger rétorque que l’UE fait bien pression sur la Suisse. Pour lui, il est donc légitime d’aller porter la bonne parole chez les autres. Puis vient le moment du discours. Les organisateurs ont gardé Oskar Freysinger pour la fin. La foule clame son prénom. Un bref instant, les Champs-Elysées prennent des allures de cantine UDC, les drapeaux suisses et le jodle en moins. Le Valaisan joue à fond la carte du Suisse rural, thématise la résistance face à l’islamisation et appelle la France à réagir. Il termine son intervention en scandant un long poème. L’élu y attaque très violemment les musulmans qui refusent de s’intégrer dans les sociétés occidentales. Habile, il conclut par des mots de réconciliation promettant «la paix» en échange du «respect». La manifestation se termine dans le calme. Oskar Freysinger ne s’éternise pas. Le temps de donner quelques interviews aux médias, puis il s’en va. Prochain rendez-vous: un débat sur la liberté d’expression, non loin du Louvre. Les manifestants se dispersent. Un homme reste sur place. La cinquantaine, veste noire, chemise bleue, il parle dans un talkie-walkie. Il est commandant à la Direction centrale du renseignement intérieur, le FBI français. «Nous suivons Riposte Laïque depuis un an. Ils sont d’extrême droite», explique le limier, dont le nom doit rester secret. Pour lui, la manifestation du jour, avec 200 participants, a fait fort. «Les communistes n’auraient réuni qu’une trentaine de personnes.» Oskar Freysinger est-il fiché pas ses services? L’agent de renseignement sourit, avant de répondre que non et de relativiser: «Ma présence n’a rien d’extraordinaire. Des manifestations, à Paris, il y en a tous les jours. Demain, je surveille le camp des indignés, place de la Bastille».
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